Veiller sur tous les contrôleurs

Deux statuts, un même métier :

contrôleur aérien

Exercice de fortes responsabilités, détention d’une Licence européenne de contrôle, formation continue en anglais, en facteurs humains ou en situations inhabituelles, examens réguliers pratiques et en anglais rendus obligatoires par le règlement 2015/340 ou vérification des normes médicales Euro Class III : telles sont les spécificités qui font de contrôleur d’aérodrome un métier à part dans le corps des TSEEAC.

Le SNCTA, syndicat de TOUS les contrôleurs

Le SNCTA s’est engagé depuis 2015 dans une démarche proactive forte en créant une cellule spécialisée tournée vers les contrôleurs d’aérodrome. Composée de contrôleurs d’aérodrome, de TSEEAC devenus ICNA et de membres des instances directrices du syndicat, elle permet au SNCTA de mieux structurer son action pour être plus efficace. Grâce à ses cellules spécialisées, le SNCTA fait bénéficier aux contrôleurs d’aérodrome de services individuels sur les questions concernant les retraites et les problématiques administratives ou médicales.

Protéger le temps de travail

Recruter

Augmentation d’activité saisonnière, renaissance d’écoles de pilotage ou exigences des exploitants locaux soucieux de développer l’économie régionale, tels sont les effets de la hausse de l’activité aérienne sur les terrains des groupes F et G.

Le SNCTA revendique un recrutement constant et adéquat pour un dimensionnement correct des effectifs de ces organismes en cohérence avec les missions demandées.

Cadrer les tours de service

Les pics de trafic ou le manque de contrôleurs induisent parfois des adaptations de tours de service. Le SNCTA conditionne ces dernières à l’application aux groupes F et G des mêmes règles d’organisation du travail que celles des groupes E (4 jours sur 7 maximum, dans la limite de 14 jours sur 28) ainsi que l’obtention de 25 % de droits à congés en période chargée.

Défendre la promotion interne

Pour le SNCTA, la promotion interne est un droit social. Il a dû peser de tout son poids en 2018 pour persuader la DSNA de laisser les lauréats choisir des postes en métropole. Mais il s’inquiète de la désaffection préoccupante des concours EP et SP : en 2018, seuls 5 postes sur 29 ouverts ont été pourvus.

Pour les concours 2019 (où 17 places devraient être disponibles), le SNCTA continuera à se battre pour :

  • améliorer la diversité d’offre des terrains candidats à recevoir des EP/SP ;
  • éviter les péripéties du concours 2018 qui ont laissé les lauréats dans une incertitude intolérable pendant des semaines.

Améliorer les conditions de travail

  • Moderniser les outils : l’état des outils techniques de beaucoup d’organismes de contrôle d’aérodrome est déplorable. SYSAT est une nécessité mais dans l’attente de son déploiement, le SNCTA revendique une meilleure détection par goniomètre (ou, à défaut, par leur mutualisation), une meilleure visualisation (de type IRMA) et une amélioration de l’outil CADAS ;
  • Améliorer les cadres de vie laissés parfois dans des états déplorables ;
  • Améliorer l’attractivité de certains terrains en mettant en place une politique incitative notamment sur les problématiques de logement.

Revaloriser la fonction « contrôle »

  • Rendre les carrières TSEEAC plus fluides : passage en 2 grades des grilles indiciaires TSEEAC, amélioration des taux « pro/pro » ;
  • Arrêter les examens inutiles : obtention automatique des examens
    « 1re qualification » (équivalence à l’obtention de la mention d’unité) et « 2e qualification » (au bout de 9 ans de maintien de mention d’unité) ;
  • Revaloriser la part indemnitaire des contrôleurs qualifiés ;
  • Élargir les emplois fonctionnels par une augmentation significative du nombre de postes ouverts au RTAC, au CTAC et au CSTAC pour le corps TSEEAC et par l’attribution de 40 % des emplois fonctionnels disponibles pour les contrôleurs aériens ;
  • Mieux reconnaître les fonctions d’adjoint-chef CA et chef CA grâce au CTAC et au CSTAC ;
  • Augmenter les pensions de retraite en améliorant l’accès des contrôleurs TSEEAC aux emplois fonctionnels ;
  • CAP : doubler l’ancienneté de la carrière contrôle et privilégier l’expérience
 « contrôle » sur les postes qui nécessitent une expertise « contrôle » comme les chargés d’affaires pour les groupes F et G en SNA.