VOUS FAIRE ENTENDRE

le syndicat des contrôleurs

Le SNCTA est un syndicat atypique pour une profession atypique. Syndicat autonome, professionnel et apolitique, ses membres, tous contrôleurs et fiers de leur mission de service public, s’investissent avec un seul objectif qui les rassemble : la défense de la profession et des contrôleurs aériens.
Son action porte non seulement sur les conditions de travail et les systèmes de contrôle mais aussi, plus largement, sur le bien‑être au travail.

Fiers d’être contrôleurs

Une organisation et une méthode qui ont fait leurs preuves

Depuis plus de 50 ans, le SNCTA rassemble des centaines de contrôleurs aux parcours professionnels et opinions politiques divers, unis par un métier, une passion et la fierté d’être contrôleurs. Le syndicat porte haut ses valeurs :

 

• défense d’un service public de qualité ;
• recherche du compromis et signatures d’accords gagnant-gagnant ;
• travail et détermination dans les négociations, mobilisation et unité dans le conflit mais usage de la grève en dernier recours.

Un syndicat qui répond présent

Alors que les contrôleurs aériens sont les bouc-émissaires tout trouvés pour justifier les retards et les annulations de vol, le SNCTA a été particulièrement actif pour défendre la profession, son image et préparer l’avenir.
Acteur de premier plan lors des Assises du transport aérien, le SNCTA a mis en avant le retard technologique de la France et l’incohérence des moyens humains et financiers au regard de la croissance du trafic aérien.

Rester maître de l’organisation du travail

Tours de services : le SNCTA vous donne le choix, à vous de décider !

Le cadre des expérimentations est une alternative à l’arrêté de 2002 qui permet aux contrôleurs de rester maîtres de leur organisation du travail et de ses évolutions éventuelles, en faisant de la fatigue une thématique incontournable dans un contexte de très forte croissance du trafic aérien.

 

Le cadre des expérimentations, négocié dans le Protocole 2016 :
• pérennise le 1 jour sur 2 et le travail en équipe dans les centres fonctionnant ainsi ;
• améliore la gestion de la fatigue en période de charge en limitant les durées des vacations de jour à 8 h 30 et le travail à 42 heures sur 7 jours glissants (respectivement 11 h et 48 h dans l’autre cadre). Il met également fin aux heures supplémentaires liées à la vacation complémentaire ;
• améliore la visibilité sur les plannings.

 

Par ailleurs, il a permis de garantir 25 % minimum de droits à congés toute l’année dans les centres de Reims, Bordeaux et Brest qui étaient particulièrement visés par des baisses de droits à absences.
Au regard des expérimentations validées et reconduites après consultations des contrôleurs, le SNCTA est convaincu que les expérimentations sont une alternative crédible aux textes règlementaires en vigueur et sont intéressantes pour les contrôleurs qui y souscrivent très majoritairement.

Mieux gérer la fatigue en période de charge : une question de sécurité

Les réflexions du SNCTA s’inscrivent dans un contexte international où l’EASA veut réglementer les rythmes de travail pour assurer un haut niveau de sécurité. Suite à un règlement européen, dès 2020, la DSAC aura un droit de regard sur les tours de service et émettra un avis. À noter qu’en Europe, dans les centres en route ou dans les grandes approches, les vacations des contrôleurs sont en général limitées à 8 heures maximum.

Quel que soit le cadre, le SNCTA réaffirme les points suivants :
• refus de travailler davantage en période de charge ;
• défense du « 1 jour sur 2 » et du travail en équipe ;
• meilleure prise en compte de la fatigue;
• minimum de 25 % de droits à congés ;
• cadrage des extensions horaires pour protéger les contrôleurs des organismes non-H24.

 

Expérimentations en cours :

• CRNA Est

   (juillet 2015)

• CRNA Sud-Ouest

   (octobre 2016)

• Roissy


   (février 2017)

• Pyrénées, Cayenne

   (avril 2017)

• Nice

   
(mai 2017)

• CRNA Ouest

   (juillet 2017)

• Lyon

   (septembre 2018)

 

Le SNCTA ne veut pas que les tours de services se décident à la DSAC. Les expérimentations permettent aux contrôleurs de tester des organisations différentes afin de mieux appréhender l’évolution inéluctable des textes règlementaires. Conscient du contexte et des enjeux et fidèle à son Histoire, le SNCTA préfère une évolution choisie et négociée qu’une évolution subie.

STOP À L’OBSOLESCENCE DES SYSTÈMES DE CONTRÔLE

Trouver la sortie du musée !

La DSNA est technologiquement dépassée : les contrôleurs français ne disposent d’aucune aide moderne leur permettant d’améliorer simultanément la sécurité des vols et la capacité du réseau. L’audit technique obtenu par le SNCTA confirme la nécessité de remplacer complètement les systèmes de contrôle pour répondre à deux enjeux :
– l’obsolescence : les pannes se multiplient et les budgets de maintien en conditions opérationnelles atteignent des niveaux alarmants qui rognent la capacité de la DSNA à investir ;
– le besoin d’une plus grande capacité face à la croissance très importante du trafic.

Les financements pour lesquels nous nous sommes collectivement battus en 2014 doivent être maintenus (et même augmentés pour prendre en compte les surcoûts de maintenance).

Les programmes SYSAT et 4-Flight sont fragiles mais indispensables ! Ils doivent se concrétiser : les financements et les plannings doivent être consolidés et respectés !

Faire entendre l’expertise des contrôleurs dans les développements techniques

Il est impératif de rapprocher les ingénieurs développeurs des salles de contrôle. Ils ont besoin d’être au contact des contrôleurs pour recueillir leur expertise et mieux appréhender leurs besoins et leurs contraintes. Si l’on prend exemple à l’étranger où les contrôleurs bénéficient de systèmes modernes depuis souvent plus de 10 ans, le lien direct contrôleurs – développeurs doit se faire dans les centres opérationnels. Cette stratégie permet des développements agiles, rapides et efficaces.
À noter que les développements de certains systèmes non opérationnels mais devenus quasi indispensables comme 4me ou BigSky s’effectuent avec l’implication étroite des contrôleurs. Le SNCTA a d’ailleurs négocié le statut d’expert opérationnel pour favoriser ce genre d’initiative.
Plus de contrôleurs à la DTI et plus de postes d’experts opérationnels seront indispensables pour une modernisation réussie et sans retard supplémentaire.

Bien au boulot, bien dans ma peau

Budgets de fonctionnement en baisse, locaux en détresse

Faute de moyens suffisants, le cadre de vie au travail se dégrade. Le SNCTA revendique un plan d’action national pour rénover les locaux et améliorer l’environnement au travail. Ce plan, décliné localement, devra établir les besoins et priorités en concertation avec les représentants locaux des personnels.

Améliorer le cadre de vie au travail ne s’arrête pas aux infrastructures

Le SNCTA s’implique depuis de nombreuses années au sein des associations sportives et culturelles, locales ou nationales. Il s’engage à défendre le budget de l’action sociale qui, pourtant puissant vecteur de cohésion sociale et professionnelle, est attaqué par la Cour des comptes.

Référencement mutuelle : mission accomplie

Inventeur du contrat prévoyance ATC, le SNCTA a obtenu dans le Protocole 2016 une participation financière de la DGAC à une mutuelle référencée (MGAS). Résultats : contrats améliorés, cotisations en baisse, adhésion sans questionnaire médical jusqu’au 31 décembre 2019 ou pendant les 5 ans qui suivent la titularisation. Le SNCTA s’engage à améliorer encore ce dispositif.