VOUS RENFORCER

plus de contrôleurs face au trafic

Très forte croissance du trafic aérien et baisse continue des effectifs de contrôleurs opérationnels depuis près de 10 ans : les contrôleurs n’arrivent plus à remplir efficacement leurs missions de service public (les retards explosent), leurs conditions de travail se dégradent et ils subissent injustement des attaques politico-médiatiques et les pressions des compagnies aériennes.

Évolution du trafic aérien entre 2015 et 2017 : 2 années de forte croissance qui continue actuellement

Augmenter et sécuriser les recrutements

L’un des principaux enjeux du prochain Protocole sera d’augmenter et de sécuriser les recrutements de contrôleurs aériens.

S’affranchir des politiques publiques dogmatiques

Convaincre les Pouvoirs publics des spécificités du contrôle aérien
Participation aux Assises du transport aérien, publication du livret La situation vue par les contrôleurs aériens : le SNCTA est très actif et semble convaincre.
En effet, dans son rapport, controversé sur un certain nombre d’autres points, le Sénateur Vincent Capo-Canellas écrit : « il paraît donc souhaitable d’augmenter progressivement le nombre de places de contrôleur aérien formés à l’ENAC ». Ce n’est pas rien sous la plume d’un membre de la commission des finances au Sénat dont la fonction est de voter et de contrôler le budget de l’État.
Définir l’effectif nécessaire en contrôleurs aériens
Le SNCTA revendique la détermination d’effectifs de référence dans tous les organismes. Ces chiffres d’effectifs opérationnels et hors salle ont vocation à servir de référence aux Pouvoirs publics lorsqu’ils établiront leurs politiques budgétaires.
Définir une stratégie de long terme
L’anticipation à 5 ans des besoins en contrôleurs et les contraintes pesant sur la formation nécessitent la mise en oeuvre d’une politique pluriannuelle de recrutements réguliers et lissés sur plusieurs années.

Évolution de l’effectif opérationnel

Augmenter le nombre de

contrôleurs, une nécessité pour :

  • compenser les recrutements insuffisants intervenus entre 2010 et 2016 inclus ;

  • faire face à l’augmentation durable du trafic aérien ;

  • occuper davantage de fonctions d’expertise ou d’encadrement.

Sécuriser les décisions de recrutements prises

Avec l’augmentation du nombre de places aux concours, le recrutement des ICNA connaît des difficultés : il n’y a pas assez de candidats quelle que soit la filière : en 2017, 7 places n’ont pas été pourvues. Les chiffres de 2018, non définitifs, sont déjà inquiétants.
Le SNCTA avait anticipé cette problématique. Il a travaillé à l’évolution du concours ICNA avec pour objectifs d’améliorer son image et d’augmenter le nombre de candidats. Ainsi, le concours ICNA doit être adossé aux Concours Communs Polytechniques, ce qui doit lui donner plus de visibilité, plus de centres d’examen et potentiellement plus de 15 000 candidats. Cette mesure doit désormais s’appliquer en 2020. Que ce soit pour les recrutements 2019 ou pour accompagner le changement de concours, le SNCTA a demandé à l’ÉNAC d’avoir une communication active à destination des classes préparatoires.

Augmenter la capacité de formation de l’ÉNAC

Augmenter les recrutements nécessite d’augmenter la capacité de formation de l’ÉNAC. Pour le SNCTA, celle-ci doit passer à 4 promotions par an dès 2020 afin de former les élèves issus du concours 2019.
À cette fin, il sera nécessaire d’affecter un plus grand nombre d’ICA dès 2019.
Vus les besoins actuels et la pyramide des âges, 4 promotions par an n’est qu’une étape dans la montée en puissance de la capacité de formation qui devra atteindre 180 ICNA par an dès 2024.

Effectifs : obtenir une répartition équitable et transparente

Un syndicat national,

une vision nationale

BO ou non, « règles » variables de dimensionnement de l’effectif hors salle, GS 32 heures ou GT Effectif, le SNCTA fait le constat d’un manque de transparence et de cohérence quant à la répartition des effectifs entre les différents organismes de contrôle.
Malgré sa volonté de garantir une répartition nationale équilibrée et d’obtenir de SDRH des décisions en ce sens, le SNCTA constate des inégalités de traitement et l’attitude clientéliste de certains syndicats.
Pour le SNCTA, l’équité et la transparence passent par des réformes de méthodes. Il déplore que les travaux des GT protocolaires dédiés n’avancent pas de manière satisfaisante.

Le SNCTA revendique :

  • la mise en place d’une méthode unique de répartition des effectifs, transparente et équitable ;
  • une gestion des effectifs dans une seule instance en fusionnant le GT Effectif et le GS 32 heures ;
  • la mise à plat des « règles » de dimensionnement hors salle avec un double objectif : mieux reconnaître le travail non opérationnel et harmoniser les structures.

Droits à congés :

garantir 25 % minimum toute l’année

Avec la baisse des effectifs, les conditions de travail sont tendues et la pression sur les congés est forte : les services sont tentés de compenser la baisse des effectifs par une baisse des droits à absences. Partout où cela s’est présenté, le SNCTA s’y est opposé et a su maintenir un droit à congés de 25 % minimum toute l’année. Ce principe doit être pérennisé. La définition des effectifs de référence des centres doit prendre en compte cette revendication légitime.